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Ici d'ailleurs

À la ligne - chansons d'usine

by Michel Cloup - Pascal Bouaziz - Julien Rufié

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À la chaine 02:45
3.
4.
5.
Le tofu 03:01
6.
Le week-end 03:43
7.
Les Bulots 06:30
8.
9.
10.
11.
Pok Pok 01:55
12.
13.
La pause 00:40
14.
La nuit 02:11
15.
Cauchemars 03:53
16.
A la ligne 03:22
17.
Il y'a 04:39

about

A la ligne - chansons d'usine

Qui mieux que Michel Cloup (Diabologum, Michel Cloup Duo avec son complice Julien Rufié également impliqué ici) et Pascal Bouaziz (Mendelson, Bruit Noir) pour adapter en musique l'oeuvre de Joseph Ponthus : A la ligne ? Cette collaboration relève presque de l'évidence, tant les engagements sont communs et les valeurs partagées.

Michel Cloup :
Au départ, c’était une carte blanche de mon tourneur (La Station Service) pour adapter un livre en musique avec les collaborateurs de mon choix, Julien Rufié était déjà naturellement dans le coup. J’ai eu envie de travailler sur le livre d’un auteur français d’aujourd’hui. J’ai découvert « À la ligne » sur les conseils d’un ami. Au bout de quelques
pages, j’ai su que ce serait ce livre, tant par sa forme que par ce qu’il raconte. J’ai senti une forte proximité artistique avec l’auteur, la même que je partage avec Pascal Bouaziz depuis plus de 20 ans.

Pascal Bouaziz :
Il y a eu quelque chose de très naturel à reprendre ce texte. Michel m'appelle, j'entends la voix de Joseph, et puis celle de ces ouvriers, et je plonge dans le projet avec beaucoup de bonheur mais aussi de prudence, de respect. Il ne s'agit pas de faire le malin.

À la ligne, premier roman de Joseph Ponthus est l'histoire d’un déclassement, celle d’un éducateur spécialisé en mal d’emploi qui devient intérimaire dans les conserveries de poissons puis dans un abattoir breton, le récit d'un ouvrier à la chaîne, qui s’échine et qui
s’esquinte à la tâche. On y aborde le quotidien de la condition ouvrière aujourd’hui, les gestes, les bruits, les odeurs de l'usine.
En adaptant ce livre Michel Cloup, Pascal Bouaziz et Julien Rufié nous proposent une expérience originale et poignante, quelque part entre le rock, la lecture et la chanson.

Michel Cloup : Le roman est écrit dans une forme qui lui est propre, sans ponctuation, quelque chose comme de la prose poétique. Quand je l’ai lu, ma voix intérieure est allée naturellement de la lecture vers la mélodie, vers la chanson. Il y a un rapport à la musique très fort dans le roman, elle fait du bien à l’auteur et aux autres ouvriers, leur permet de
sortir de la cadence, de s’échapper, ça justifiait d’autant plus l’idée de cette adaptation. Tout en respectant la chronologie du roman, les partis-pris musicaux nous font ressentir l’intensité du rythme et la dureté des conditions de travail. Des procédés simples et efficaces permettent d'immerger l'auditeur au cœur de l'usine. La répétition occupe une place centrale, à l'instar de l'ouvrier qui se lève chaque matin pour
accomplir les mêmes tâches. Ainsi, certaines phrases sont répétées comme des mantras, comme si ses gestes devenaient une obsession, et comme si tout son être était possédé par le rythme infernal de la chaîne de production.

Pascal Bouaziz :
C'est une rencontre avec le travail comme tu peux rencontrer un camion quand tu te fais renverser. C'est une rencontre physique, morale, Joseph raconte à quel point l'usine travaille son corps. On a essayé de faire une transcription musicale honnête et sincère de
ce que le livre nous dit de cette violence, mais on n’est pas là non plus pour torturer les gens. Au contraire, on espère pour chacun une sorte de catharsis à l’écoute du disque ou sur scène.

Si globalement l’œuvre exprime la brutalité des conditions de travail et la souffrance des ouvriers à l'usine, certains morceaux sont plus apaisés, plus introspectifs . Ainsi « Travailleurs de l'usine », « Penser à autre chose » ou encore « Pok Pok » nous offrent des moments d'accalmie teintés de mélancolie et parfois même d'humour. On y entend aussi l’amitié entre les ouvriers, la fraternité entre les hommes au-delà de leurs classes sociales ou de leurs origines.

Michel Cloup :
C’est toute la richesse du livre qu’il fallait essayer d’incarner et de retranscrire, ne pas juste appuyer là où ça fait mal mais aussi là où ça fait du bien.

credits

released December 11, 2020

2020 (p) Ici, d'ailleurs (c) Edition de la table ronde / ici, d'ailleurs

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